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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 22:06

Il y a un mois, une convention a été signée en Grande pompe pour favoriser l’essaimage d’entreprises en Tunisie. Ayant vu que cette convention a été signée par 20 groupes dont quelques entreprises publiques, je me suis dit que c’est une histoire à ne pas suivre…

Il m’a fallu rencontrer un Responsable de l’UTCA aujourd’hui pour comprendre qu’il s’agissait d’incitations fiscales afin de pousser les Grand à « adopter » un jeune promoteur et  le salarier le temps de créer l’Entreprise…

Pour plus de détails, voila un bon document :

http://www.investir-en-tunisie.net/Actualite/essaimage.pdf

 

Je ferais tout de même quelques remarques :

 

-Plafonner la déduction fiscale à 30 KDT est un signe de manque d’ambition puisque ce montant doit couvrir le salaire, les frais et les études: On ne va pas attirer de "gros calibres potentiels" avec un tel montant.

-Pour l’Entreprise, l’intérêt est relativement limité, puisqu’il s’agit de 30KDT dans la limite de 1% du CA. Ce qui veut dire qu’on parle de Groupes à plus de 3 000 KDT de CA pour qui 30 KDT de R&D est tout à fait à la portée

En conclusion, cette loi va adresser avant tout des Groupes « militants » ou à la recherche d’une bonne idée et qui prendront en charge plus des 2/3 de l’investissement initial en études.

A mon avis, il faut se donner rapidement un peu plus de leviers avec une mise en place d’incitations plus fortes pour les entreprises afin de les engager dans cette démarche d’essaimage notamment dans les secteurs des TICs ou dans les activités connexes à celles de l’entreprise qu’elle pourra ainsi sous-traiter en « toute confiance ».

Tous ceux qui ont crée une entreprise savent que le plus dur c’est de trouver son Premier Client ;-))

Par Khaled - Publié dans : Le bled
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /2006 21:53

Ca y est TUNISIANA lance Internet (over GPRS) cette semaine, le paysage va encore changer. Maintenant que plus de 5 millions de Tunisiens sont équipés d’un téléphone portable, ceux qui ont choisi TUNISIANA pourront être  « always connected ».

Ceci va amener des changements majeurs dans le pays dont principalement la mort annoncée de l'écosystème FSI/ATI/Ministère tel qu’il existe aujourd’hui.

En effet, Internet ne peut pas s’accommoder d’un système verrouillé qui empêche des baisses durables de prix et  qui va brider le développement du haut débit et de nouveaux services.

La demande en bande passante croissante, l’arrivée d’un privé dans le capital de TT, l’explosion ADSL et l’entrée annoncée d’un opérateur Data (peut être avec une gateway internationale) ébranleront durablement le monopole de l’ATI .

Par ailleurs, l’ingéniosité et la créativité ne pourront pas attendre longtemps que  « les services compétents définissent le cadre législatif relatif aux nouveaux services à valeur ajoutée utilisant le mobile et/ou Internet ». Cette phrase pompeuse a fait perdre 2 ans aux services SMS à valeur ajoutée et au bout du compte nous n’avons eu droit qu’aux services « basiques » tel que logo/sonnerie et vote pour le Sandouk !!!

Le passage à Internet mobile et à un monde complètement ouvert va faire exploser ces brides et « les services compétents » doivent revoir leurs façons de faire pour accompagner le développement du secteur.

En fait, l’état, notamment à travers l’ATI, a permis la mise en place de l’infrastructure d’Internet, mais impulser et encadrer qui ont été des atouts au début deviennent des freins aujourd’hui.

Avec l’arrivée potentielle de 5 millions d’internautes, nos créatifs et entrepreneurs ont de quoi faire : des services hébergés, du E-commerce, du M-commerce…Tout ce qu’o voit dans le monde devrait s’offrir au consommateurs tunisiens sans barrière aucune…

Il faudra que le législateur revoie complètement son approche des TIC pour passer à un mode proactif, pour se défaire de l’approche « Agrément » qui a déjà disparu dans les secteurs industriels du pays depuis longtemps. Il faut jouer le libre marché maintenant, il faut penser que tout ce qui n’est pas interdit par la loi est permis.

Ceci ne veut pas dire que l’état n’as plus de rôle à jouer, bien au contraire, mais la feuille de route doit changer, on doit réfléchir régulation, on doit réfléchir consolidation de l’infrastructure, on doit réfléchir prime à l’emploi, prime à la création d’entreprise, prime à l’export… Nous avons en TUNISIE tout les atouts pour devenir un nœud important du réseau mondial, ne perdons pas de temps : l’immobilisme tue dans un monde de marche ou crève.

Par Khaled - Publié dans : Le bled
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Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /2006 13:51

Il y a quelques années, je travaillais chez un éditeur de logiciels « dynamique » managé par les deux ingénieurs fondateurs. Nous étions quelques 40 personnes motivées à bloc avec de bons salaires. Le profil type était baroudeur de l’Informatique touche à tout et la devise au recrutement était « on jette à l’eau, s’il apprend vite à nager et sort indemne on prend, sinon on jette ». A 20 ans, l’entreprise avait une bonne place de leader dynamique en France, les principaux concurrents étaient hors course techniquement… Les patrons, intelligemment, ont recruté un « coach » commercial qui a monté un noyau de consultants et a ramené un Directeur Commercial aux dents longues. Le Chiffre a explosé, la nature du job a changé et nous sommes devenus 70 personnes « business oriented »… Et là le petit concurrent moribond qui appartenait à un groupe plus riche nous rachète.

Je ne vais pas vous raconter cette expérience qui été l’une des plus marquante de ma vie professionnelle et personnelle, mais promis j’y reviendrai un jour.

Quelques semaines après, les patrons on été débarqué sans trop de ménagement.

Quelques leçons :

-Le patron est par définition sur un siège éjectable, ce qui explique le fait que certains d’entre eux paraissent « insensibles » et n’ont aucun mal à virer quelqu'un!

-Il ne faut pas trop s’attacher à un patron parce qu’il peut « partir » à tout moment.

-Il ne faut pas personnaliser les relations avec son patron qui n’hésitera pas à vous utiliser comme fusible s’il le peut.

-Il vaut mieux être numéro 1 que numéro 2 ;-))

 

Pour conclure, je dirais que pour un n-3, la ligne de conduite la plus saine et la plus sures est celle d’être loyal à l’Entreprise, obéir à son Patron et préserver au mieux sa propre intégrité.

Moi, j’était très copain avec les deux patrons… je me suis fait avoir…

Par Khaled - Publié dans : les patrons
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /2006 22:56

Je me dois de vous expliquer le titre avant de dormir... Je reviendrai un autre jour sur la pièce et la puissance de Koltes dans l'invocation des rapports humain et dans son décryptage du Deal entre l'acheteur et le vendeur, entre celui qui désir et le marchand des désirs...

Vous avez compris... Je voulais parler du diner qui a suivi le théatre! Mais imaginez avec moi la scène: Une dure journée de boulot, un repas de midi "rapide", une heure et demi de Koltes, il est 22h à Tunis un Mercredi Soir: Que faire?

ET bain aller diner au Malouf! Vous savez ce restaurant derrière le palmarium, ancien haut lieu des soirées tunisoises... Il a été réaménagé, transformé... Relooké de la cuisine à la terrasse pour devenir un restaurant Italien tenu par deux fans de feu Craxi...

Et là, un régal, avec un carpacio et du khalouf , des carbonaras croquantes, des raviolis al dente, un Tiramisu qui se respecte... Et bien sur le tout arrosé par un jus de raisin amer de marque:

 Chateau MORNAG

Santé et bonne nuit!

Par Khaled - Publié dans : mornag
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /2006 22:17

Hier Soir, une soirée comme on ne peut en vivre qu'à Tunis! Du boulot au théatre pour aller voir une piece dans le "Frigo-Theatre" Municipal de Tunis.

On arrive 5 minutes à l'avance, le parking du Palmarium ferme à 22h, trop risqué d'y dormir... va pour une place devant le théatre. 

Surprise, la pièce est de Koltes... ce n'est pas ce qu'il y a plus léger!

Les femmes ont bien fait les choses, on est bien placés. Le théatre est en bon état, il y fait un froid de canard, le public plutôt bon genre, des étudiants intéressés... globalement c'est bien parti malgrè l'estomac qui commencait à gargouiller.

La pièce commence dans le noir, on plonge rapidement dans ce magnifiqe texte avec une mise en scène sobre, un bon placement d'acteurs et un éclairage juste... Je n'ai pas le programme, je ne pourrais donc pas citer les acteurs ni le meteur en scène, mais je tiens à le saluer pour cet agréable moment.

Je ne m'appellerais pas Khaled si je ne relève pas quand meme le jeu un peu "exubérant" du "Dealer" qui a un peu forcé le trait "Racaille de Banlieue" ce qui a fait perdre la consistence du jeu par moment et a fait que la voix de l'actrice (Encore une surprise) a perdu de sa force... A mon humble avis (non artagé par mon épouse), la pièce aurait gagné en force si l'actrice a fait preuve d'un peu plus de retenue dans son jeu. Mais bon, globalement le texte, difficile, de Koltes a été bien servi par nos deux acteurs et un metteur en scène qui connais son Koltes.

Des liens, goog vous proposera des milliers, alors je vous en propose un qui vaut le coup: http://koltes.gwen.org/entretien.htm

Par Khaled - Publié dans : mornag
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Lundi 20 février 2006 1 20 /02 /2006 16:05

Carthago viens de vivre ce qu’il convient d’appeler « une situation de Crise ». En effet, un incident bénin se transforme en un tour de caméra en catastrophe !

Que pouvons nous reprocher à Carthago et à sa Direction qui, dans une logique d’ingénieurs/techniciens, a balayé l’effroi des passagers avec des arguments du type « notre commandant a plus de 10 000 heures de vol » ou « l’incident, selon la norme XX.ZZ22 est considéré mineur » ou encore « nos avions sont soumis à des contrôles réguliers »…

 

C’est apparu pour le téléspectateur comme de la langue de bois pure qui rappelle la déclaration d’un ministre français au moment de la catastrophe nucléaire de Tchernobyle: « Le nuage radioactif a été stoppé par la chaîne montagneuse des alpes : Aucune contamination en France ». On connaît la suite.

En bref, les argumentations à caractère scientifique pour clore le débat sont entendues aujourd’hui par le public en « circulez il n’y a rien à voir !».

La réaction de Carthago relève donc d’une communication faite par des « ingénieurs » à l’ancienne et met en évidence deux choses :

-L’absence de plan de communication de crise au sein de cette compagnie.

-L’absence d’un « DirComm » chevronné qui connais ses marchés cibles.

 

En effet, toute compagnie qui agit sur des territoires ou la communication est un art et qui travaille dans des pays ou l’Image est plus percutante que tout  doit prévoir un plan de communication en cas de crise. Il s’agit de réfléchir, à tête froide, à la réaction de l’entreprise en cas de crise et d’écrire un manuel de procédure dans ce sens.

Les compagnies aériennes savent ce qu’est une procédure, une documentation ou une check-list. Elles n’auront donc aucun mal à lister la liste des incidents les plus fréquents sur tel type d’avion, et de décider à l’avance de la marche à suivre dans la prise en charge des passager, de l’incident, des médias du pays concerné, etc… Il y a même des agences spécialisées dans ce business.

 

Deuxième constatation, l’improvisation de la com : La première déclaration, faite dans un français « approximatif » par une « responsable » de Carthago à Paris n’a pas convaincue, mais la deuxième déclaration a abondé dans le même sens alors qu’on voyait des passagers en larme, les traits tirés….

Ce qu j’ai envie de dire en fait est tout simple : Il fallait à Carthago un peu de sentiments dans cette affaire ! Peut être un ou deux journalistes qui pausent des questions du type « Avez-vous été bien pris en charge » ou un passager qui dédramatise un peu…

L’idée était précisément de désamorcer cette bombe à retardement qui fait qu’un ministre Français des Transport très au fait des techniques de communication questionne la DGAC sur cet incident alors qu’il sait pertinemment que c’est un incident mineur et que la DGAC France ne fera rien ou ne pourra rien faire…

En conclusion, j’espère que Carthago ne subira pas trop longtemps les assauts médiatiques dus à cette affaire (même si beaucoup de compagnies concurrentes auraient tout intérêt à raviver le sujet)… Mais ça devrait être une leçon pour toutes les entreprises Tunisiennes qui travaillent à l’export et qui un jour ou l’autre peuvent être confrontées à ce type de désagrément.

A bon entendeur….

Par Khaled - Publié dans : Boulot
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